Écho(s) l'eau

Le blog des solutions innovantes pour une gestion durable de l'eau

Escroc ou génial inventeur ?

Par : Echosleau | Publié le | Classé dans Bonnes pratiques

A la lecture du titre de l’article « Cet homme qui a inventé l’eau solide« , on vérifie la date du jour afin d’éviter de raconter notre lecture à la machine à café et de s’entendre dire : « tu sais que nous sommes le 1er jour d’avril ».

Vérification faite de la date, nous lisons en détail cet article et sommes partagés entre une joie évidente et un doute : enfin un moyen de stocker facilement de l’eau pour la consommer en fonction des besoins. Mais les explications sont succinctes et il est difficile de comprendre comment cette eau ‘‘solidifiée’’ est rendue au milieu uniquement pour les plantes. Il n’y a pas non plus d’analyse sur les effets négatifs que le polyacrylate de potassium peut avoir sur les sols surtout si cette méthode est utilisée à grande échelle.

Pour ma part, parce que je suis un éternel optimiste, j’ai envie d’y croire. J’ai envie de penser que les problématiques d’irrigation que connaissent de nombreux pays vont pouvoir disparaître. Que des continents entiers vont pouvoir, sans être obliger de passer par des solutions coûteuses en dollars et en énergie (tel que le dessalement d’eau de mer), s’autoalimenter. La pensée que les géants de l’eau ou que des sociétés comme Monsanto aient beaucoup à perdre avec ce type de procédé, ne m’attriste même pas.

Alors c’est décidé, je vais croire à ce projet, et même si demain, j’apprends que cette invention doit être abandonnée à cause de ses effets négatifs, j’aurai rêvé d’un monde meilleur pendant quelques temps.

 

 

Attention, v’là l’Europe

Par : Echosleau | Publié le | Classé dans Billets d'humeur

C’est passé assez inaperçu mais la commission européenne vient de lancer une enquête concernant une possible entente sur les prix de l’eau en France. Mis en cause : nos trois géants de l’eau, mais ne dîtes pas que je vous l’ai dit, personne n’en parle.

Qu’aurait entendue une petite souris lors des réunions entre les sociétés Veolia, Saur et Suez : « on se partage le marché et surtout on ne se fait pas une réelle concurrence, ça risque de faire baisser les prix et ça, c’est mauvais pour les affaires».

Et alors ? Mais qui qu’ça gêne ? Va t’on enfin arrêter de râler ?

Parce que moi, je trouve ça normal. Ben oui.

En fait la gestion de l’eau c’est comme le loto…Avec une différence près, on connaît avant le tirage et les gagnants du gros lot.

Je m’explique.

En ne baissant pas les prix, les français ne perdent que 4,5€ (soit le prix de 2 billets de loto) pendant ce temps les gagnants se partagent la cagnotte de 270 millions d’euros soit l’équivalent de 2 ou 3 cagnottes exceptionnelles. CQFD

Bon, seul grain de sel dans cette belle mécanique, l’Europe qui vient mettre son nez dans une affaire interne. Si on ne peut plus gagner au lot’eau, c’est plus une vie ça madame.

A bientôt.

 

 

 

Stop à la bêtise !

Par : Echosleau | Publié le | Classé dans Billets d'humeur

C’est le monde à l’envers, rien ne va plus ma pauv’dame – même en Bretagne il n’y a plus d’eau.

Est-ce une bonne nouvelle?

Oui, si l’on en croit l’adage suivant : « En Bretagne, il ne pleut que sur les cons« , ce serait la preuve d’une amélioration continue de l’homme.

Bien sûr que non, si nous sommes sérieux. Mais peut-on être sérieux lorsque l’on entend les autorités nous demander de faire attention en fermant le robinet et en décalant la vidange annuelle des piscines publiques alors que dans le même temps, ces mêmes autorités sont très frileuses dès que l’on propose de nouvelles solutions d’économies d’eau.

Essayer de mettre en place dans les collectivités des systèmes de récupération des eaux de piscines pour alimenter les sanitaires, essayer d’avoir l’accord de ces mêmes autorités pour recycler les eaux de douches des piscines afin d’alimenter les balayeuses de la ville.

S’il est facile de demander aux citoyens de faire attention, il serait préférable d’être pro-actif dans la recherche de solutions durables. C’est en devançant les problèmes que nous allons les résoudre et non en réagissant à chaque fois que la nature nous met devant le mur.

Et dans le même temps ou apprend que les grands de l’eau étudie des solutions de dessalement d’eau de mer (étude via financement public si possible) ou comment faire de l’eau potable avec du pétrole et donc accélérer le réchauffement climatique et donc … modifier les rythmes des pluies.

Stop, en France, nous ne sommes pas dans la même situation que les pays du golfe persique et avant d’étudier des solutions extrêmes, soyons intelligents et cela suffira !

 

Après la pluie vient le beau temps mais après le beau temps revient la pluie…

Par : Echosleau | Publié le | Classé dans Billets d'humeur

Les récentes inondations dans le Var et celles qui menacent les Pyrénées orientales ne cessent de rappeler combien il est difficile voire impossible de gérer les épisodes de fortes pluies.  Est-ce la faute du dérèglement climatique qui fait tomber du ciel des pluies plus abondantes ?

Non, Les pluies ne sont pas plus fortes mais l’urbanisation intensive sur certains territoires génère des problèmes d’écoulements des eaux de pluie et de leur infiltration dans la terre. Ces catastrophes dites naturelles sont en réalité des catastrophes liées à des aménagements inadaptés. Des solutions simples existent qui permettraient à toute une ville de garder les pieds au sec : capteurs de rivière, bassin d’orages…Quelques fondamentaux pour concilier urbanisation et prévention des risques d’inondation !

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Taxe sur les eaux pluviales

Par : Echosleau | Publié le | Classé dans Général

Le 6 juillet 2011, un nouveau décret permet aux collectivités d’instaurer une taxe sur les eaux pluviales. Cette taxe destinée à apporter quelques subsides nécessaires à la construction et à l’entretien de réseau permettant de récolter et de canaliser les flux d’eau de plus en plus importants lors des périodes d’orages, concerne tous les propriétaires privés ou publics de terrains et voiries situés dans une zone urbaine ou à urbaniser.

Le décret définit :

Les limites du tarif de la taxe : entre 0 et 20cts d’euros par m2 imperméabilisé.

La surface minimale en deçà de laquelle la taxe n’est pas mise en recouvrement : 600m2

Les taux d’abattement si des systèmes alternatifs permettant de diminuer le volume ou le débit des eaux rejetés sur le réseau communal sont mis en place (de 20 à 100%).

C’est sur ce point que je souhaite m’étendre car si nous pouvons regretter une nouvelle taxe, signée très discrètement en juillet, nous pouvons aussi y voir une véritable opportunité pour une meilleure gestion de l’eau.

Cette taxe a une vertu : nous faire prendre conscience de l’impact négatif de l’urbanisation sur le cycle de l’eau. Chaque m2 de bitume ou de toiture est un obstacle à l’infiltration de l’eau (nécessaire pour alimenter les nappes phréatiques) ainsi qu’un risque accru d’inondation en cas d’épisode orageux.

La mise en place de cette taxe est une opportunité pour que les propriétaires privés et publics réfléchissent à une meilleure gestion de l’eau et étudient l’intérêt de mettre en place des dispositifs alternatifs permettant de réduire à 0 l’impact négatif de l’urbanisation. Parmi ces solutions alternatives, citons :

- La récupération des eaux de pluie

- Les toitures végétalisées

- Les bassins de stockage et d’infiltration des eaux

- L’optimisation de l’espace et la réduction des surfaces imperméabilisées.

……

Cette taxe est une raison de plus, s’il en fallait une, de prendre en compte lors de chaque projet, de la nécessité d’avoir une réflexion sur la gestion de l’eau, comme nous avons des réflexions systématiques sur la gestion de l’énergie.

Seul regret, que les bénéfices de cette taxe, ne soient pas réinvestit sous forme d’aide auprès des propriétaires de bonne volonté. Dans ce cas, nous aurions été convaincu de l’objectif environnemental et non budgétaire de la taxe eau pluviale (ex : 10.000€ de taxe annuelle pour un hypermarché, 1000€ pour un garage automobile, ….).

 

Baignades en eaux troubles

Par : Echosleau | Publié le | Classé dans Bonnes pratiques

En cette période de chassé croisé sur les routes, impossible de ne pas avoir une pensée aux vacanciers profitant de la mer mais…car il y a un mais…selon la Surfrider Foundation, 10 % des plages françaises seront interdites à horizon 2015 et 25 % déclassées si rien n’est fait pour réduire voire supprimer les sources de pollution (bactériologiques ou chimiques) sur ces plages.

Afin d’éviter l’apparition de gastro-entérites, troubles ORL, allergies cutanées…, symptômes d’une sur-concentration des polluants dans les eaux de baignade, la nouvelle directive européenne 2006/7/CE prévoit d’établir pour 2011  le profil des eaux de baignade afin d’établir pour 2013 un classement des plages européennes.

Cet été encore, quelques exemples frappants viennent nous rappeler la fragilité de nos eaux littorales : fermeture de 17 plages à Marseille suite à un épisode orageux, surmortalité inexpliquée de sangliers autour de plages envahies par  des physalies, les algues vertes.

Malgré ces motifs d’inquiétude, on aime à croire chez Echos L’eau que cette tendance n’est pas une fatalité car des professionnels soucieux de protéger leur environnement prennent des initiatives.

C’est le cas du chantier naval de Minaouet Marine qui a décidé dans le cadre de l’opération vague bleue carénage, de mettre en place un traitement de ses eaux de carénages. Il s’agit de retenir des eaux chargées, les polluants qui seront ensuite traités par un professionnel et de ne rejeter en mer que des eaux conformes à la qualité eaux de baignade. En sachant qu’un site de carénage traite en moyenne 100 à 250 bateaux par an et qu’il existe des centaines d’aires de carénage sur le littoral français……..l’espoir est permis.

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La sécheresse jusqu’à quand ?

Par : Echosleau | Publié le | Classé dans Billets d'humeur

Oui, il ne pleut pas mais est-ce vraiment une découverte ? La France a déjà connu des périodes de fortes sécheresses. 1976 bien sûr, mais depuis les années 2000, il se passe pas un été sans arrêté sécheresse.

Si l’on analyse les nappes phréatiques, nous constatons que leur niveau baisse régulièrement d’année en année. C’est une tendance de fond, accentuée ou limitée chaque année par des épisodes pluvieux. Alors, pourquoi a-t-on l’air de découvrir le problème cette année ? Parce que nous avons fermé les yeux et que maintenant nous devons réagir dans l’urgence.

Les solutions existent pourtant :

-          Récupération des eaux de pluie,

-          Recyclage des eaux industrielles ou des eaux grises,

-          Audit de consommation des industries avec amélioration du process.

Mais aussi :

-          Infiltration des eaux de pluie (à la parcelle),

-          Réutilisation des eaux des stations d’épuration.

 

Notre Ministre de l’Environnement a annoncé des objectifs de réduction de la consommation d’eau. Ces objectifs sont louables, espérons juste qu’ils se transforment en actions qui ne seront pas freinées par des intérêts particuliers. Pour ma part, je reste persuadé que les acteurs de l’eau ont conscience des enjeux actuels et que chacun participera à la réalisation de ces objectifs.

 

Entre stupéfaction et interrogation…

Par : admin | Publié le | Classé dans Billets d'humeur

J’ai regardé mardi 22 mars, journée mondiale de l’eau, le reportage sur Arte : «Water Makes Money» et, comme tout le monde, je ne peux rester indifférent à ce qui a été dit.
Si je ne peux que m’indigner des pratiques malhonnêtes utilisées par certains ce ne sera pas le sujet principal que je vais traiter d’autant que j’ai une pensée pour tous les salariés de ces multinationales qui pour la plupart font leur travail honnêtement.

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