En cette période de chassé croisé sur les routes, impossible de ne pas avoir une pensée aux vacanciers profitant de la mer mais…car il y a un mais…selon la Surfrider Foundation, 10 % des plages françaises seront interdites à horizon 2015 et 25 % déclassées si rien n’est fait pour réduire voire supprimer les sources de pollution (bactériologiques ou chimiques) sur ces plages.
Afin d’éviter l’apparition de gastro-entérites, troubles ORL, allergies cutanées…, symptômes d’une sur-concentration des polluants dans les eaux de baignade, la nouvelle directive européenne 2006/7/CE prévoit d’établir pour 2011 le profil des eaux de baignade afin d’établir pour 2013 un classement des plages européennes.
Cet été encore, quelques exemples frappants viennent nous rappeler la fragilité de nos eaux littorales : fermeture de 17 plages à Marseille suite à un épisode orageux, surmortalité inexpliquée de sangliers autour de plages envahies par des physalies, les algues vertes.
Malgré ces motifs d’inquiétude, on aime à croire chez Echos L’eau que cette tendance n’est pas une fatalité car des professionnels soucieux de protéger leur environnement prennent des initiatives.
C’est le cas du chantier naval de Minaouet Marine qui a décidé dans le cadre de l’opération vague bleue carénage, de mettre en place un traitement de ses eaux de carénages. Il s’agit de retenir des eaux chargées, les polluants qui seront ensuite traités par un professionnel et de ne rejeter en mer que des eaux conformes à la qualité eaux de baignade. En sachant qu’un site de carénage traite en moyenne 100 à 250 bateaux par an et qu’il existe des centaines d’aires de carénage sur le littoral français……..l’espoir est permis.
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